C'est l'une des premières questions que se pose une marque qui démarre : si j'envoie 50 produits, combien de publications puis-je réellement espérer ? La réponse dépend de plusieurs facteurs, mais comprendre la mécanique permet de dimensionner un programme sans se tromper sur le budget.
Le taux de publication n'est jamais de 100 %
Un envoi de produit n'est pas un engagement contractuel — le créateur reste libre de publier ou non.
Un programme de gifting sain accepte une part d'attrition plutôt que de la voir comme un échec systématique. Il est donc normal qu'une partie des envois ne débouche sur aucun contenu, pour des raisons très diverses : produit qui ne correspond finalement pas à l'audience, calendrier éditorial du créateur, simple oubli. Un programme de gifting sain accepte ce taux d'attrition plutôt que de le voir comme un échec systématique.
Ce qui fait varier le taux de publication
- La pertinence du ciblage — un produit envoyé à un créateur dont l'audience correspond vraiment génère presque toujours plus de publications qu'un envoi générique
- La taille du créateur — les nano et micro-créateurs publient généralement plus facilement en gifting pur que les macro-créateurs
- La relance — un créateur qui a reçu le produit mais n'a pas donné de nouvelles après quelques semaines a souvent juste besoin d'un rappel, pas d'être rayé de la liste
- L'historique de la relation — un créateur qui a déjà publié pour la marque dans le passé a un taux de publication bien plus élevé qu'un nouveau contact
Pourquoi suivre ce chiffre créateur par créateur
Le taux de publication global du programme est utile pour le reporting, mais c'est le taux par créateur, suivi dans le temps, qui permet de vraiment optimiser le programme : il identifie les profils fiables à qui envoyer en priorité, et ceux dont le gifting n'est manifestement pas la bonne approche (peut-être un format rémunéré conviendrait mieux). C'est exactement ce que mesure la composante "fiabilité" du LIPS Score — un indicateur qui se construit au fil des collaborations, pas sur une seule tentative.
Comment améliorer son taux sans changer de créateurs
Avant de conclure qu'un créateur "ne convertit pas", trois leviers simples à vérifier :
- Le brief était-il clair ? Un créateur qui ne sait pas précisément ce qu'on attend de lui publie moins.
- A-t-il été relancé ? Beaucoup de non-publications se résolvent avec une relance au bon moment.
- Le timing était-il le bon ? Un produit envoyé juste avant les vacances ou un pic d'activité du créateur a naturellement moins de chances d'être traité rapidement.
Il n'existe pas de taux de publication "normal" universel, et se comparer à un chiffre moyen glané en ligne n'aide pas vraiment à avancer. Ce qui compte, c'est l'évolution du taux propre à chaque créateur au fil des collaborations — un chiffre que LemonAds calcule automatiquement à partir de l'historique réel des envois, plutôt qu'à partir d'une impression.